Auteur: Vicky
E-Mail: vickysg1@wanadoo.fr
Site Web: http://perso.wanadoo.fr/vickyfics/index.html
Genre: romance
Résumé: Il aimait la voir sourire...
Situation: saison 9
Disclaimer: pas à moi, pas de sous, juste pour le fun
Note de l'auteur: Une nouvelle fic écrite pour le thème La valeur d'un sourire sur 6variations.
Ne pas publier sans mon autorisation




Un nouveau commencement







Il aimait la voir sourire. Et il aimait cela d'autant plus quand c'était lui qui avait provoqué le sourire, ou que celui-ci lui était adressé.

C'était son visage tout entier qui s'illuminait quand elle souriait. Ses yeux se mettaient à pétiller et il avait remarqué qu'elle se retenait de rire par moments. Si certains se demandaient encore pourquoi il faisait des blagues à des moments parfois inopportuns, ils n'avaient qu'à la regarder, et ils comprendraient. C'était pour elle, pour la voir sourire. Bien sûr, à certains moments, ce n'était que pour détendre l'atmosphère dans des situations difficiles, voire désespérées, mais à d'autres ce n'était que pour elle.

Mais pour autant, personne n'en avait fait la remarque à voix haute. Tout du moins, jamais en leur présence. Tout le monde le savait, ou tout du moins s'en doutait, mais personne n'en soufflait mot.

Et pour cause.

Ils ne pouvaient pas ressentir les sentiments qu'ils avaient l'un pour l'autre. Un règlement le leur interdisait. Et dans leur cas, même un simple sourire échangé pouvait amener à se poser des questions, et avoir des conséquences si les mauvaises personnes venaient à s'en apercevoir.

Alors, par moments, quand ces mauvaises personnes étaient présentes, il se retenait de faire quoi que ce soit pour la voir sourire. Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait, bien au contraire.

Mais ça, c'était avant.

Avant qu'il ne quitte le SGC et le Colorado pour la Sécurité de la Planète et Washington, avant qu'elle ne quitte le SGC et le Colorado pour la zone 51 et l'Utah. Quand il était encore son supérieur et elle son commandant en second. Quand ils étaient encore dans la même chaîne de commandement. Maintenant, les choses étaient différentes. Il ne la voyait plus tous les jours, et quand elle souriait, ce n'était plus en réponse à ce qu'il avait pu lui dire.

Il se demandait comment les choses évolueraient entre eux maintenant que plus rien ne les séparaient, légalement tout du moins. Non, maintenant, c'était des milliers de kilomètres qui les séparaient, ce qui ne rendait pas les choses plus faciles, bien au contraire. Ajouter à cela qu'il n'avait eu aucune nouvelle de sa part depuis leurs changements d'affectations respectifs, et il était d'autant plus perdu.

Il ne savait pas ce que ça signifiait. Il se doutait qu'elle devait être très occupée entre son nouveau travail et Cassandra, puisqu'après tout, c'était pour elle qu'elle avait fait ce choix, mais il avait espéré qu'elle l'appelle. Il avait essayé de la joindre, mais était à chaque fois tombé sur son répondeur. Comme si elle filtrait ses appels et l'évitait. Il espérait se tromper.

C'était pourquoi il était maintenant dans une voiture de fonction, à quelques kilomètres seulement de la zone 51. Officiellement, il venait y faire sa première visite depuis sa prise de fonction. Officieusement, il venait la voir. Il voulait des réponses, et il espérait les obtenir.






Quand il descendit de la voiture, le nouvellement promu Colonel Davis à ses côtés, Jack se trouve face au commandant du complexe, le Général Baxter. Il connaissait l'homme pour l'avoir affronté à de nombreuses reprises sur le fait de conserver des artefacts aliens au SGC, et il se doutait que cette visite n'allait pas être une partie de plaisir. Jack, Davis, tout comme le Général Hammond et même le Président Hayes savaient que Baxter avait espérer prendre la succession de Hammond au SGC, puis à la tête du Système de Défense Terrien, mais à chaque fois, Jack lui avait été préféré.

"Général O'Neill," Baxter le salua. "Colonel Davis. Bienvenus dans la zone 51. Si vous voulez bien me suivre."

Le général les précéda à l'intérieur du bâtiment. Jack se demanda un instant s'il pouvait arriver à lui fausser compagnie, mais décida de ne pas tenter sa chance tout de suite. Il pouvait attendre un peu, et s'il se débarrassait des briefings qui l'attendaient, il serait au moins tranquille pour parler avec Sam.

Au bout de trois heures de briefings cependant, il regretta sa décision, et par les regards que lui lançait Davis, ce dernier semblait lui en vouloir de l'avoir choisi pour l'accompagner durant ce voyage. Quand le Général Baxter annonça enfin la fin des briefings, Jack ne put s'empêcher de pousser un soupir de soulagement, soupir aussitôt relayé par Davis.

"Sauf votre respect, Monsieur," celui-ci commença à voix basse, "la prochaine fois que vous devrez venir ici, oubliez-moi."

"Je vous comprends," lui répondit Jack; s'il pouvait s'oublier lui-même, il le ferait.

"Bien, je pensais maintenant vous offrir un tour de la base," dit Baxter, interrompant leurs messes basses.

"On vous suit."

Alors qu'ils marchaient au côté du général dans les couloirs, Jack ne l'écoutait que d'une oreille et ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi Sam n'était pas présente aux briefings. Il envisagea un instant de poser la question à haute-voix, mais se rendant compte que cela soulèverait d'autant plus de questions, il se tut. Quand Baxter le conduisit dans le bureau de Felger, il se retint de pousser un cri; lui qui pensait s'en être débarrassé quand le scientifique avait été transféré, à son plus grand soulagement, dans la zone 51, il avait presque oublié que maintenant, il serait obligé de le revoir.

"Colonel O'Neill, c'est un plaisir de vous revoir," fit Felger, serrant la main que Jack ne lui tendait pourtant pas.

"C'est Général, maintenant," précisa Jack, essayant de dégager sa main.

"Oh, oui, oui. Bien sûr, je le savais. Je… Entrez, entrez, j'ai quelque chose à vous montrer."

"Est-ce potentiellement dangereux?"

"Je crains que nous n'ayons pas le temps," répondit Davis, ne laissant pas à Felger le temps de répondre. "Le Général O'Neill ne reste ici que quelques heures, et nous avons encore beaucoup à faire et à voir."

S'excusant rapidement auprès du scientifique dépité de n'avoir pu lui montrer ses nouvelles trouvailles, ils reprirent leur marche dans les couloirs. Jack nota mentalement qu'il devait un service à Davis pour l'avoir sauvé d'une expérience qui aurait probablement raté. Il se demanda tout de même un court instant si Baxter n'avait pas délibérément choisi de le conduire à ce laboratoire-ci, avant de décider que c'était probablement le cas.

Passant devant un laboratoire dont la porte était restée ouverte, il regarda brièvement à l'intérieur et s'arrêta net en reconnaissant, même de dos, la personne à qui appartenaient ces cheveux blonds.

"Carter!" appela-t-il, faisant se retourner l'intéressée, et arrêtant net dans leur pas Baxter et Davis.

"Mon Général!" le salua-t-elle. "Je ne m'attendais pas à vous voir ici, Monsieur."

"Je devais faire une visite après ma prise de fonction, alors me voilà."

"Je vois ça, Monsieur," répliqua-t-elle, avec un large sourire.

Il fut heureux de constater que malgré les semaines passées sans se voir, sans même se parler, il arrivait toujours à lui arracher ce sourire qu'elle n'offrait qu'à lui. Il entra dans le laboratoire, et vint se poster à côté d'elle.

"Alors, qu'est-ce que vous faites?" demanda-t-il, comme il l'avait fait de nombreuses fois par le passé.

"J'essaye de mettre au point un système de recherche pour la base de données d'Atlantis. Cela leur servirait en cas de problèmes. C'est plus compliqué qu'il n'y paraît; la base de données est vraiment immense. Il faut que je trouve les bons algorithmes pour que toute la base soit cherchée en même temps, sans que cela n'entraîne une surcharge."

La tête qu'il devait faire quand elle regarda dut lui mettre la puce à l'oreille, car l'instant d'après, elle baissa la tête.

"Désolée, Monsieur, je dois vous ennuyer avec tout ça."

"Ne vous inquiétez pas, j'ai l'habitude," répondit Jack, avant de se rendre compte de ses paroles. "Non pas que vous m'ennuyez d'habitude. Ce que je veux dire, c'est que… Enfin…"

"Je sais, Monsieur," l'interrompit Sam, prenant pitié en voyant qu'il avait du mal à se dépêtrer.

Jack sourit en remerciement, et elle lui lança un sourire à son tour.

"Comment va notre Cassie?" demanda-t-il pour changer de conversation.

"Très bien. Elle a reprit les cours la semaine dernière, et je l'ai aidé à s'installer le week-end d'avant. Tout semble bien se passer."

Jack allait lui répondre quand le Général Baxter intervint.

"Pardonnez-moi, Général, mais j'ai encore beaucoup à vous montrer, et si vous n'avez que quelques heures…"

"Oui, oui, j'arrive. Carter…"

"Désolée de vous avoir retenu, mon Général."

"Ne le soyez pas."

"C'était un plaisir de vous revoir, Monsieur."

Il acquiesça en réponse, et sortit du laboratoire. Il marcha quelques pas aux côtés de Davis et Baxter, avant de se raviser et de faire demi-tour.

"Carter?"

"Monsieur?" fit Sam en se retournant, ne s'attendant pas à le revoir aussi tôt."

"Dîner, ce soir? Je passe vous prendre vers 20h?"

"Euh… Oui," répondit-elle, surprise de l'invitation. "Mais…," commença-t-elle alors qu'elle le voyait repartir.

"Je savais que j'oubliais quelque chose," dit-il en se tournant à nouveau vers elle. "Votre adresse?"

"La voici, Monsieur," répliqua-t-elle, lui tendant un papier sur lequel elle avait griffonné le renseignement.

"Parfait. Alors, à tout à l'heure, Carter!" lança-t-il alors qu'il sortait déjà de la pièce.






Il se demandait toujours ce qui lui avait pris quand sa voiture de fonction s'arrêta devant l'adresse que lui avait laissé Sam. C'était un immeuble assez simple, en ville, mais assez proche de la base en cas d'urgence; il reconnaissait bien là le sens pratique de son ancien commandant en second.

Il sortit de la voiture et marcha vers l'immeuble, pour voir Sam en passer les portes. Il s'arrêta net et la regarda s'avancer vers lui. Ses yeux se posèrent immédiatement sur la robe qu'elle avait revêtue. D'une couleur bleue nuit, elle s'harmonisait parfaitement avec son teint et la couleur de ses yeux. Il laissa descendre son regard pour admirer le reste, avant de remonter et de s'arrêter sur une partie qu'il avait soigneusement évité jusque là. Le décolleté laissait entrevoir la naissance de ses seins, ce qui n'était pas pour lui déplaire.

"Monsieur," fit Sam, sa voix le ramenant vers elle.

"Vous êtes magnifique," dit-il finalement; maintenant qu'il le pouvait, il avait bien l'intention qu'elle le sache. "On y va?"

Elle répondit par un petit signe de la tête et un sourire. Il attendit qu'elle soit à ses côtés pour marcher avec elle vers la voiture. Son chauffeur attendait déjà avec la porte ouverte, et il fit signe à Sam de le précéder à l'intérieur.

"Carter?"

"Oui, Monsieur?"

"Détendez-vous," lui dit-il, alors que la voiture démarrait.

"Oui, Monsieur."

"Et moi, c'est Jack." Quand elle le regarda sans réellement comprendre ce qu'il voulait dire, il continua. "Moi, Jack. Vous, Samantha."

Elle ne put s'empêcher de rire au ton qu'il avait employé, et Jack sourit, heureux de voir que ces petits effets fonctionnaient toujours.

"C'est compris, Jack."

Le silence s'installa entre eux, mais c'était un de ceux dont ils avaient l'habitude. Ils n'avaient pas besoin de se parler, ils étaient à l'aise l'un avec l'autre, comme si ces semaines passées loin l'un de l'autre n'avaient jamais existé.

"J'avais oublié de vous demander si vous aviez des préférences pour le restaurant," fit Jack, brisant le silence.

"Ne vous inquiétez pas. Je suis sûre que celui que vous avez choisi conviendra parfaitement."

"J'ai réservé dans un italien, ça vous va? Sinon, nous avons encore le temps de changer."

"Ca ira très bien, Jack," le rassura-t-elle. "Je croyais que vous ne passiez que quelques heures ici," dit-elle, se rappelant ce que Baxter avait dit.

"Je devais repartir ce soir, mais j'avais envie de passer un peu de temps avec vous, comme avant. Alors, j'ai décalé mon vol à demain matin. Si j'avais su que j'aurai un jet à ma disposition, j'aurais piqué la place de Hammond bien plus tôt."

"Ca a certainement ces avantages," acquiesça Sam, en laissant échapper un petit rire, même si elle savait qu'il ne le pensait pas vraiment.

La voiture s'arrêta finalement, et alors que le chauffeur lui ouvrit la porte et l'aida à sortir, elle nota le nom du restaurant. D'après ce qu'elle avait entendu depuis son arrivée dans la région, il s'agissait du restaurant le plus romantique de toute la ville. Décidant de ne pas le mentionner, elle prit le bras que Jack lui offrait et se laissa entraîner à l'intérieur.

"Bonsoir, Madame, Monsieur," les accueillit le maître d'hôtel. "Vous avez réservé?"

"Oui, une table pour deux. O'Neill, avec deux 'l'."

"En effet. Si vous voulez bien me suivre, Monsieur et Madame O'Neill."

Sam nota que Jack n'avait pas corrigé la supposition du maître d'hôtel, et si elle était franche avec elle-même, elle n'en avait pas envie non plus. S'asseyant à la table, elle prit le menu qu'il lui tendait et l'ouvrit.

"Il va sans dire que vous êtes mon invitée ce soir, Sam. Prenez tout ce dont vous avez envie."

"Vous êtes sûr que votre portefeuille y résistera?" plaisanta-t-elle.

"Ne vous inquiétez pas pour ça."

"Je vous aurai prévenu."

Finalement, Sam se contenta d'un plat de lasagnes al forno, tandis que Jack se décida pour une pizza. Durant le dîner, ils parlèrent de tout et de rien, de leurs vies respectives depuis qu'ils avaient été muté, de Cassie qui, après les problèmes qu'elle avait rencontré, avait besoin d'une stabilité que Sam pouvait lui apporter, de Daniel et de Teal'c qui s'apprêtaient également à changer de vie.

Arrivés au dessert, Sam commanda une part de tiramisu, alors que lui choisit le gâteau au chocolat; si elle avait dû deviner, elle ne se serait certainement pas trompée.

"Vous avez l'air de vous régaler, lui dit-il alors qu'elle avalait une nouvelle cuillérée de son dessert.

"C'est divin. Vous voulez goûter?" demanda-t-elle, en tendant sa cuillère pleine vers lui.

Elle s'attendait à ce qu'il lui prenne la cuillère des mains, mais elle aurait dû se douter qu'avec Jack O'Neill, rien n'était jamais aussi simple. Au lieu de cela, il se pencha et referma sa bouche autour de la cuillère, tout en gardant ses yeux sur elle. Il avait un petit sourire sur les lèvres, sourire qu'elle avait déjà vu auparavant.

"Vous m'avez embrassé!" réalisa-t-elle alors. "Durant les boucles temporelles," précisa-t-elle en baissant la voix pour que personne ne les entende. "C'est pour ça que vous me regardiez comme ça, après."

"Vous m'en voulez?" lui demanda-t-il, sachant que ça ne servirait à rien de nier maintenant qu'elle avait tout compris.

"Non. J'aurais aimé m'en souvenir aussi," admit-elle, d'une voix si basse qu'il l'entendit à peine.

Sam baissa la tête, mais il put voir qu'elle rougissait. Sachant que s'il ne faisait rien, elle se refermerait et que la soirée en serait gâchée, il plaça deux doigts sous son menton pour la forcer à le regarder. Se penchant au-dessus de la table, il déposa un baiser sur ses lèvres. Pour ceux qui pouvaient les voir, ce n'était rien de plus que deux paires de lèvres pressées l'une contre l'autre, mais il savait que pour eux, ça signifiait bien plus.

"Vous vous rappellerez de celui-ci," dit-il en se rasseyant, alors qu'elle ouvrait doucement les yeux. "Même si ce n'est qu'une pâle copie."

Elle sourit timidement, mais il ne lâcha pas ses yeux pour autant, espérant qu'elle comprendrait le message qu'il voulait lui faire passer. Peut-être qu'un jour il lui raconterait exactement les circonstances dans lesquelles il l'avait embrassée, mais il n'avait pas envie d'aborder le sujet ce soir; il était presque sûr que lui dire qu'il l'avait embrassée en pleine salle de contrôle, sous les yeux du personnel et surtout de Hammond n'apporterait rien de bien à cette soirée.

Ils finirent leur dessert sans un autre mot, puis Jack paya et ils sortirent du restaurant. La voiture de Jack les attendait devant, et le chauffeur s'empressa de leur ouvrir la portière. Le trajet du retour se passa dans le silence également, et si la main de Sam s'était retrouvée dans celle de Jack alors qu'ils sortaient du restaurant et ne l'avait pas lâchée depuis, aucun des deux ne fit un commentaire dessus.

Arrivés devant son immeuble, il raccompagna Sam jusqu'à la porte. Quand ils furent sur le seuil, Sam se retourna vers lui. Elle baissa un instant son regard vers leurs mains toujours jointes, avant de retrouver ses yeux.

"Vous voulez monter boire un dernier verre?" proposa-t-elle, sa voix à peine plus fort qu'un murmure.

"Je ne devrai pas."

"Pourquoi?"

"Je ne suis pas sûr d'être capable de repartir après."

"Mieux vaut dire à votre chauffeur de rentrer dormir et de venir vous chercher demain, alors."

Il la questionna un instant du regard et n'y vit pas une once d'hésitation; c'était ce qu'elle voulait, et elle le lui faisait bien comprendre. Il détecta juste une chose dans ses yeux: quelque chose qu'il pouvait assimiler à la peur d'être rejetée.

Lâchant sa main, il marcha vers sa voiture. Même sans la voir, il pouvait sentir que Sam ne l'avait pas lâché des yeux. Il revint vers elle, et reprenant sa main dans la sienne, il la suivit à l'intérieur alors que la voiture démarrait.

Il n'y avait plus de retour possible, et il n'en voulait pas.






Sam se réveilla en sentant des baisers sur son visage, avant que des lèvres ne se posent sur les siennes. Elle s'étira tel un chat, et ouvrit les yeux pour voir Jack penché au-dessus d'elle. Elle ne put s'empêcher de sourire, et se souleva pour l'embrasser passionnément.

Ce ne fut que lorsqu'ils se séparèrent qu'elle remarqua qu'il était déjà habillé.

"Mon avion décolle à 8h," expliqua-t-il en voyant son regard. "J'aimerais bien le retarder, mais j'ai une réunion en fin d'après-midi au Pentagone."

"Je sais. Je dois bientôt aller travailler de toute façon."

"Hey, regarde-moi," dit-il en prenant son visage entre ses mains quand elle détourna les yeux. "Je n'étais pas venu pour ça, mais je ne vais pas te mentir en te disant que je n'espérais pas qu'il se passe quelque chose. Mais je ne veux surtout pas que ça en reste là, surtout pas maintenant qu'on peut."

"Moi non plus. Mais ça ne va pas être facile… Moi ici et toi à Washington…"

"Allons, Sam! Quand est-ce que les choses ont déjà été faciles pour nous?" dit-il avec un sourire, sourire qu'elle lui rendit.

"Je pourrai peut-être venir passer le week-end prochain à Washington," proposa-t-elle.

"Samantha Carter, vous a-t-on déjà dit que vous étiez très intelligente?"

"Il me semble me rappeler que quelqu'un m'avait dit que j'étais un trésor national une fois," répliqua-t-elle en souriant de plus belle.

"Cette personne a bien raison." Il marqua une pause et scruta son visage des yeux. "Là, c'est parfait."

"Quoi?"

"Je voulais incruster cette image de toi me souriant dans mon esprit," expliqua-t-il avant de se pencher pour l'embrasser à nouveau. "Cette fois, il faut vraiment que j'y aille."

"Je te raccompagne."

Elle se leva et attrapa sa robe de chambre qui traînait sur la chaise. Elle le suivit jusqu'à la porte, et s'apprêta à l'ouvrir quand il l'arrêta. Elle allait lui demander pourquoi quand il la prit dans ses bras et captura ses lèvres avec les siennes.

Avant qu'elle n'ait pu faire quoique ce soit, il la renversa, et elle passa les bras autour de son cou pour ne pas briser leur étreinte. Bien trop tôt à son goût, il la redressa et libéra ses lèvres.

"Maintenant, tu sais," dit-il simplement.

Elle se demanda un instant ce qu'il voulait dire, jusqu'à ce qu'elle remarqua son sourire énigmatique. Elle se remémora alors de leur conversation au restaurant, et en déduit qu'il avait dû l'embrasser de cette façon durant les boucles temporelles.

Déposant un dernier, rapide, baiser sur ses lèvres, Jack ouvrit la porte et sortit de l'appartement. Il se retourna vers Sam et ne put s'empêcher de se pencher pour l'embrasser à nouveau.

"Tu devrais y aller," fit-elle en riant.

"Tu as raison, sinon, je ne partirai jamais. Je t'appelle ce soir," promit-il avant de tourner les talons et de s'éloigner, pour de bon cette fois.

Sam referma la porte derrière lui et posa la tête contre, un sourire sur les lèvres. Elle doutait d'arriver à le faire partir de toute la journée. Et de toute façon, elle ne le voulait pas.


Fin